Une école pensée aussi pour soigner
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L’école de plein air Méhul accueille d’abord des enfants fragiles, victimes des fumées industrielles et des logements insalubres. Elle est conçue comme une véritable cure, où l’air, la lumière et le mouvement sont considérés comme des «remèdes» capables de prévenir la maladie et de soutenir la croissance.
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Cette école traduit l’ambition d’une médecine préventive par l’environnement, à une époque marquée par la lutte contre la tuberculose et les maladies liées à l’habitat urbain.
Une architecture tournée vers le dehors
L'architecte Florent Nanquette a conçu une architecture et des espaces très novateurs pour l'époque, inspirés par les médecins hygiénistes avec :
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un plan en « E » favorisant l’ensoleillement des classes et leur ouverture vers les jardins.
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de grandes baies vitrées, galeries couvertes et terrasses prolongent chaque salle de classe à l’extérieur, pour effacer la frontière dedans/dehors.
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des espaces dehors où on apprend, mange et se repose dehors dès que possible, dans un paysage soigneusement mis en scène pour stimuler les sens et le bien-être.
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un jardin qui devient un espace pédagogique à part entière : observation de la nature, jeux de plein air, sieste au grand air.
Un modèle toujours inspirant
Aujourd’hui protégée au titre des monuments historiques, l'école Méhul de Pantin est l’un des rares ensembles de plein air encore en usage. Elle nourrit les réflexions actuelles sur les cours végétalisées, les classes ouvertes, la place du corps et du dehors dans les apprentissages. Dans un contexte de changement climatique et de préoccupations croissantes pour la santé environnementale, elle offre un précédent précieux pour imaginer des écoles plus respirables.